À 45 ans, rien ne laissait présager un tel diagnostic. Pourtant, c'est bien un cancer du côlon qui est venu bouleverser la vie de Claudie, femme active et attentive à sa santé. Entre chimiothérapie, photosensibilité et profond questionnement sur l'image de soi, elle nous livre un témoignage d'une grande lucidité — celui d'une femme qui a appris, au fil des mois, à écouter son corps autrement, à prendre soin d'elle et à réinventer sa relation au soleil.
À 45 ans, je ne pensais absolument pas qu'un cancer du côlon viendrait un jour bouleverser ma vie. Comme beaucoup de personnes, j'avais cette impression assez naïve que ce genre de maladie arrivait surtout aux autres, surtout lorsque l'on mène une vie que l'on considère relativement équilibrée. Je faisais du sport, je faisais attention à mon alimentation sans être dans l'excès, et je pensais honnêtement que cela suffisait.
Puis il y a eu l'annonce.
À partir de ce moment-là, tout change très vite, même si paradoxalement le temps semble aussi se suspendre. La vie se met soudainement à être rythmée par les rendez-vous médicaux, les examens, les traitements et les séances de chimiothérapie. Il faut apprendre à avancer dans quelque chose que l'on ne maîtrise pas, avec des journées où l'on se sent capable de déplacer des montagnes, et d'autres où le simple fait de sortir du lit demande déjà énormément d'énergie.
« Ce que la maladie transforme profondément, au-delà des traitements eux-mêmes, c'est le regard que l'on porte sur son propre corps. On découvre un corps plus fragile, plus fatigué, un corps qui change et qu'il faut parfois réapprendre à regarder avec bienveillance. »
Il y a les cicatrices visibles bien sûr, mais aussi tous les changements plus silencieux que la maladie laisse derrière elle et qui finissent malgré tout par modifier le regard que l'on porte sur soi.
Je crois que l'un des aspects dont on parle encore assez peu lorsque l'on traverse un cancer, c'est justement ce rapport à l'image de soi. Voir ses cheveux devenir plus fragiles, les retrouver sur sa brosse, dans la douche ou sur son oreiller, constater que sa peau réagit différemment, que la fatigue se lit sur le visage… tout cela peut sembler secondaire vu de l'extérieur lorsqu'on parle d'une maladie grave, mais lorsque l'on le vit, cela touche forcément à quelque chose de très intime.
Un tournant : cancer du côlon et image de soi
Et pourtant, au milieu de cette période parfois difficile, j'ai aussi découvert quelque chose auquel je n'avais jamais réellement réfléchi auparavant : prendre soin de soi n'a rien de superficiel.
« Pendant longtemps, j'ai fait partie de ces femmes qui prennent davantage soin des autres que d'elles-mêmes. Ma routine beauté se résumait souvent au strict minimum et je ne prenais finalement que très peu de temps pour écouter mon corps ou lui apporter l'attention qu'il méritait peut-être déjà bien avant la maladie. »
Les soins de support : se reconnecter à soi pendant le traitement
Ces derniers mois m'ont obligée à ralentir et à revoir beaucoup de choses. Grâce aux socio-esthéticiennes, aux soins de support proposés à l'hôpital ou encore aux ateliers auxquels j'ai eu la chance de participer, j'ai compris à quel point ces petits gestes du quotidien pouvaient devenir importants. Hydrater sa peau, prendre quelques minutes pour masser ses mains ou simplement porter des vêtements dans lesquels on se sent bien deviennent parfois de véritables moyens de se reconnecter à soi lorsque beaucoup de repères vacillent.
Chimiothérapie et photosensibilité : apprendre à se protéger du soleil
Le soleil a également pris une place totalement différente dans ma vie.
« Avec certaines chimiothérapies, la peau devient photosensible et réagit beaucoup plus fortement aux UV. Pour quelqu'un comme moi qui adore l'été, la chaleur et les longues journées lumineuses, cela a été un vrai changement. Au départ, j'avais presque l'impression qu'il allait falloir renoncer à quelque chose que j'aimais profondément, avant de comprendre qu'il ne s'agissait pas d'arrêter de vivre, mais simplement d'apprendre à se protéger autrement et plus intelligemment. »
Vêtements anti-UV UPF 50+ : protection et féminité réunies
C'est dans ce contexte que j'ai découvert Ker Sun.
Avant cela, j'associais les vêtements anti-UV à quelque chose de très technique, presque médicalisé, loin de l'idée que je pouvais me faire du plaisir de s'habiller. Ce que j'ai aimé chez Ker Sun, c'est justement cette volonté de proposer des vêtements protecteurs sans jamais sacrifier le confort, la féminité ou le style. Lorsque l'on traverse une maladie, on a déjà suffisamment de choses qui nous rappellent ce que l'on vit, alors pouvoir porter des pièces dans lesquelles on se sent soi-même change énormément de choses.
J'ai particulièrement aimé retrouver dans leurs vêtements des pièces qui correspondent réellement à mon univers et à la façon dont j'aime m'habiller au quotidien. Une marinière, un foulard, un bob ou encore un maillot de bain taille haute deviennent alors bien plus que de simples vêtements : ce sont aussi des moyens de retrouver un peu de sérénité, de continuer à profiter de l'extérieur et du soleil tout en se sentant protégée.
Ce que la maladie m'a appris
Avec le recul, je crois que cette épreuve m'a surtout appris à écouter mon corps autrement. Pendant des années, comme beaucoup d'entre nous, j'ai eu tendance à repousser la fatigue, à banaliser certains signaux et à toujours vouloir aller plus vite. Aujourd'hui, j'essaie au contraire d'être plus attentive à ce dont mon corps a besoin, sans attendre qu'il me rappelle brutalement ses limites.
« Parce qu'au fond, prendre soin de soi ne devrait jamais être considéré comme un luxe ou quelque chose de secondaire. C'est probablement l'une des choses les plus essentielles que cette maladie m'aura apprises. »
À écouter
Mon côlon, ma bataille
Claudie a créé son podcast Mon côlon, ma bataille, dans lequel elle raconte avec franchise ce que représente vraiment ce cancer — encore trop souvent tabou, alors qu'il touche de plus en plus de jeunes femmes. Une parole rare et nécessaire, pour briser les silences et ouvrir le dialogue.



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